Envie de savoir QUI se cache derriĂšre cette voix ? 😉

Et bien, je m’appelle Emilie et j’ai 35 ans. Il y a quelques annĂ©es, je dĂ©cide de changer de vie et de mettre toute mon Ă©nergie au service de mon rĂȘve : devenir ComĂ©dienne Voix-Off.

Je travaille sans relĂąche dans ce sens, je suis plusieurs stages et formations (thĂ©Ăątre, formations en Voix-Off, cours d’acting, coaching). Je prends le temps de me perfectionner afin d’offrir le meilleur de ma voix.

La Voix-Off reprĂ©sente pour moi le mĂ©tier qui me permettra de vivre en harmonie avec mes rĂȘves et mes convictions. J’emporte donc avec moi dans cette aventure tout ce que je suis, ma sensibilitĂ©, ma sincĂ©ritĂ©, mon sourire, ma spontanĂ©itĂ© mais aussi mes valeurs de respect et d’honnĂȘtetĂ©, et tout ce que j’ai appris, car il n’est pas d’expĂ©rience, professionnelle ou autre, bonne ou mauvaise, de laquelle nous n’ayons rien Ă  garder, bien au contraire !

Vous vous demandez peut-ĂȘtre… Pourquoi « J’IMITE PAPA » ?

Et bien j’avais environ 4 ans quand l’histoire a commencĂ©. J’adorais chanter et imiter les gens de mon entourage. C’est mon pĂšre qui fut ma premiĂšre muse (ou plutĂŽt qui en a fait les frais le premier
 !) : je l’observais lorsqu’il se rasait le matin dans la salle de bain, puis je le mimais. Je me plantais devant mes parents avec un petit sourire espiĂšgle et je m’exclamais « J’imite papa ! » et je commençais mon petit spectacle qui a trĂšs vite comptĂ© ses premiers fans. A commencer par mes parents, puis les membres de ma famille.

A cette Ă©poque dĂ©jĂ , je rĂȘvais de micro, de studio, d’Ă©criture


Mon pĂšre m’a appris Ă  toujours croire en mes rĂȘves et ma mĂšre m’encourageait Ă  ĂȘtre crĂ©ative.

Plus tard, c’est mon professeur de CM1, qui, lors de nos petites sessions chant de fin d’aprĂšs-midi, m’interpellait du regard en disant : « On va maintenant Ă©couter la belle voix de Mimi ! ». Mimi, c’est le surnom qu’il m’avait donnĂ©. Chaque Ă©lĂšve en avait un, ça nous amusait beaucoup !

Ensuite, ce fut dans la cour du collĂšge. Mes copines me demandaient de chanter et me faisaient promettre que quand je serais cĂ©lĂšbre, je ne les oublierais pas 😎 !

En parallĂšle, lorsque je ne parvenais pas Ă  apprendre une leçon, je m’amusais Ă  la lire et la relire en prenant diffĂ©rents tons de voix (journalistique, narratif, grave ou trĂšs aigu
) ou des accents. Je faisais, sans mĂȘme le savoir, du mimĂ©tisme vocal. Ça, c’est certain, c’était dĂ©jĂ  mon dada.

Oh et je connaissais par cƓur certains sketchs d’Elie Kakou. Alors, parfois, je me dĂ©guisais et me filmais avec le camĂ©scope de mon pĂšre en train de rejouer les sketchs (avec les intonations de Monsieur Kakou, s’il vous plait) 


Au lycĂ©e, ça n’était plus des chansons que mes copines me demandaient mais des imitations de profs, de personnes de notre classe ou de Porcinet (oui, oui, Porcinet, l’ami de Winnie
).

Bref
 Aujourd’hui, en me remĂ©morant tout ça, je me demande comment j’ai pu me perdre
 Car malgrĂ© tout, j’ai passĂ© DES ANNÉES Ă  me dire : « Mais qu’est-ce que je pourrais faire de ma vie ? Est-ce que j’ai une passion, moi ? J’aimerais tellement trouver un mĂ©tier qui me passionne
 »

Comme quoi, souvent, on se pose des questions dont les rĂ©ponses se trouvent juste sous notre nez !

Et bizarrement, je n’ai jamais osĂ© entrer dans un thĂ©Ăątre ou prendre des cours d’acting. J’en ai rĂȘvĂ©, oui, mais je n’ai jamais osĂ©…

J’ai suivi un parcours scolaire « classique ». Un parcours professionnel jonchĂ© de doutes, d’errances, de changements mais aussi d’apprentissages, bien sĂ»r. Jusqu’à intĂ©grer l’entreprise de mon pĂšre et finalement, me rapprocher sans vraiment y penser de ma muse et donc, de ma passion innĂ©e


Ce qui me conduira, aprĂšs un parcours semĂ© d’embuches, Ă  rĂ©aliser que non, il n’est pas de rĂȘves trop grands comme ont essayĂ© de m’en convaincre les professeurs du collĂšge Ă  qui j’avais confiĂ©, Ă  l’époque, mon envie de devenir comĂ©dienne. Que oui, moi aussi, je pouvais vivre de ma passion. En tout cas, j’ai fini par atteindre le point de non-retour : je devais au moins essayer.

Soutenue par ma famille et mon conjoint, j’ai quittĂ© mon poste dans l’entreprise familiale et me suis lancĂ©e dans la Voix-Off. En suivant mes rĂȘves, « j’imite papa » d’une autre façon : lui aussi, avait des rĂȘves qu’il a concrĂ©tisĂ© et m’a toujours dit « Dans la vie et dans le travail, il faut faire ce que l’on aime, c’est le secret du bonheur et de la rĂ©ussite ». J’espĂšre que je rencontrerais le mĂȘme succĂšs que lui… En tout cas, malgrĂ© les doutes, les difficultĂ©s et le travail Ă  fournir sans relĂąche, je me sens juste Ă  ma place, lĂ , derriĂšre mon micro, Ă  donner vie aux mots.